Publié le 15 novembre 2024

Comprendre l'émetteur et le funding dans les produits structurés

Lorsqu'on veut décrire un produit structuré, on s'attache à présenter sa maturité, son rendement cible, son sous-jacent ou encore son niveau de risque en capital. À ces caractéristiques s'en ajoute une, tout aussi essentielle, la qualité de l'émetteur et son funding. 

Qu'est-ce qu'un produit structuré sous forme de titre de créance ?

Un produit structuré, lorsqu'il prend la forme juridique d'un titre de créance, est une obligation émise par une banque. Le souscripteur d'un produit structuré prête donc une somme d'argent à la banque émettrice. La contrepartie de ce prêt n'est pas le versement par la banque d'un coupon régulier, comme pour une obligation classique, mais la formule du produit structuré.

Pour financer cette formule, il y a une composante importante : la rémunération de l'argent par la banque émettrice. C'est ce qu'on appelle son funding.

Plus la banque rémunère l'argent que l'investisseur lui confie en souscrivant le produit structuré, plus elle aura de ressources pour financer la formule.

Pourquoi le niveau de funding et la qualité de l'émetteur sont cruciaux dans les produits structurés ?

Le niveau de funding de chaque banque varie tout au long de l'année en fonction de différents critères. Il peut périodiquement être le fruit d'une politique commerciale de la banque, mais il est surtout intimement lié à la qualité de la signature de l'émetteur.

Le jeu de l'offre et de la demande fait qu'un émetteur obligataire très solide n'a aucun mal à attirer des investisseurs sur les marchés financiers et n'aura donc pas besoin de se distinguer par la rémunération de l'argent déposé chez lui. À l'inverse, un émetteur obligataire moins populaire devra proposer une rémunération attractive s'il veut convaincre les investisseurs de déposer de l'argent chez lui.

Lorsque Zenith Capital lance un appel d'offres pour faire émettre un produit structuré, les équipes ont la capacité d'interroger aisément 10 banques. Zenith Capital évalue la solidité de chacune d'entre elles grâce notamment aux notes attribuées par les agences de notation.

Vous l'avez donc compris, la qualité de l'émetteur est une composante importante d'un produit structuré, car le montant des souscriptions se retrouve sur le bilan de la banque émettrice. Elle en disposera à sa guise pour apporter des financements à ses clients.

À noter que depuis plusieurs années sont apparus des titres de créance à travers lesquels l'émetteur se contraint sur l'utilisation qu'il fera de l'argent collecté. Cette contrainte peut parfois avoir un impact sur le funding de cette émission. Ainsi, en émettant un titre de créance vert, communément appelé Green Bond, la banque s'oblige à n'utiliser les fonds levés que pour les projets à impact positif pour l'environnement.

Thématiques : Produits financiers

Romain Besançon

Zenith Capital, Associé

À lire dans la même catégorie
 
17 septembre 2026

Découvrez le deuxième numéro de "À livre ouvert » , un format vidéo conçu pour mieux comprendre les mécanismes des produits structurés, leurs atouts et leur place dans une stratégie patrimoniale.

27 août 2026

Le 29 septembre 2026, à Lyon, les professionnels du patrimoine pourront approfondir leur expertise et leur maîtrise de ces solutions d'investissement.

8 juillet 2026

Zenith Capital renforce ses équipes commerciales et annonce la nomination d'Arthur Gloaguen en tant que de Responsable Partenariats Grand-Ouest.

13 mai 2026

Zenith Capital lance  « À livre ouvert » , un nouveau format vidéo dédié aux produits structurés pour expliquer simplement leurs mécanismes, leurs atouts et leur place dans une stratégie patrimoniale.

25 mars 2026

24 mars 2026 - Dans un environnement de marché fortement dégradé marqué par une aversion au risque généralisée, les produits structures peuvent être une alternative pour chercher à dynamiser ses allocations tout en conservant un cadre de risque maîtrisé

13 février 2025

Le marché des produits structurés en France a connu de nouveau une croissance significative en 2024. On estime que les volumes de vente ont été supérieurs à 50 milliards d’euros, en hausse de plus de 15 % par an pour la 2e année consécutive. Ces chiffres attestent de la poursuite d’une dynamique positive pour les produits structurés en France, qui deviennent année après année incontournables dans une allocation d’actifs diversifiée.